Vendredi 10 mars, notre président de la transition en Guinée, le général Sékouba Konaté,
a révélé dans une déclaration devant des milliers de soldats au camp Alpha Yaya Diallo à Conakry que des militaires bien connus organiseraient des réunions secrètes à Conakry et sa banlieue pour préparer des actions de déstabilisation du processus de transition en cours. Il a mis en garde ces éléments de l'armée.
Pour lire l'article de rfi.fr en ligne:http://www.rfi.fr/contenu/20100313-sekouba-konate-menace-militaires-voudraient-saboter-transition?ns_campaign=nl_monde130310&ns_mchannel=newsletter&ns_source=emailvision&ns_linkname=lire-1&ns_fee=0
L'absent s'éloigne chaque jour, nous dit ce proverbe africain. Mais, est-ce vraiment tous les absents? En tout cas Dadis pour sa part, ne veut pas se faire oublier comme on le croyait. Inacceptable pour lui de s'en laisser conter.Chaque jour il se bat bec et ongles pour s'approcher discrètement de la Guinée.
A en croire les rumeurs les plus entêtantes et les plus sérieuses qui défrayent la chronique à seulement une centaine de kilomètres de la Guinée, à Bamako, c'est bien l'arrivée très attendue de l'incroyable capitaine-qui se targue d'être guidé par un esprit de caméléon-dans la capitale malienne.
Tout serait préparé au cours de la visite de 72h qu’a rendue la semaine dernière son alter ego Sékouba Konaté au Président Amadou Toumany Touré.
On nous dit: le Président de la transition se rend à Bamako pour s'inspirer du modèle malien de développement agricole, de la pêche et autre. Et bien, c'est un véritable mensonge diplomatique. Sékouba lui-même, ne cesse de marteler qu'il souhaite une transition éclaire. Autrement dit, il n'a aucun programme de développement sauf que réussir vite et bien cette transition. Le reste est simplement un argument pour occulter le motif réel de sa visite qui n'est autre que l'affaire Dadis. D'ailleurs, une fois arrivés à Bamako, les membres de la délégation notamment les civils, ont été conduits en promenade très loin de Bamako pour qu'ils puissent contempler les champs de riz et les usines agricoles. Car, dit-on, les murs ont des oreilles.
Maintenant, après le scénario Rabat-Ouagadougou, il faut s'attendre désormais à celui Ouaga-Bamako et enfin Bamako..?
Ainsi, pendant que la transition avance à pas de caméléon avec la périlleuse décision de recenser tous les guinéens partout où ils se trouveraient sur cette planète, Dadis quant à lui, avance à pas de géant vers le fameux camp Alpha Yaya Diallo.
Les jours à venir nous en édifieront davantage.
Source:http://guinee50.blogspot.com/2010/03/encore-moussa-dadis-camara-il-serait.html
Le président par intérim de la Guinée, le Général Sékouba Konaté, dans un décret publié ce dimanche 7 mars, a indiqué que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra le 27 juin prochain.
Le président par intérim de la Guinée traduit ainsi en actes le souhait exprimé par la commission électorale de la Guinée le 21 février dernier, pour organiser le premier tour de la présidentielle le 27 juin. En plus, un autre décret publié augmente le nombre des membres du Comité National de Transition (CNT) qui passe désormais de 101 à 155 membres. Signalons que la CNT qui a à sa tête la syndicaliste Rabiatou Sérah Diallo, a pour mission l’organisation et le déroulement des élections à venir
Mardi 9 Mars 2010
Source: http://www.ladepechediplomatique.com/GUINEE-ELECTIONS-Le-27-juin-retenu-pour-le-1er-tour-de-l-election-presidentielle_a397.html
Le gouvernement guinéen a annoncé lundi 1er mars 2010 une augmentation des salaires des fonctionnaires de 50%. Hausse très attendue, même si son effet sera atténué par l’augmentation annoncée dans le même temps des prix du pétrole.
Ce relèvement des salaires a été décidé dans un « souci d'accompagner et d'atténuer la souffrance des fonctionnaires » guinéens puisque ce même jour, le gouvernement a décidé d’une augmentation de 30% des prix des carburants à la pompe.
Cette augmentation significative a apporté le sourire à bon nombre de fonctionnaires, même s’ils sont conscients que dans la foulée tous les prix, notamment des denrées de première nécessité vont grimper de façon vertigineuse sur le marché local.
50% d’augmentation des salaires donc, payable en deux tranches, dont 40% avec effet immédiat, c'est-à-dire payable à la fin du mois en cours, et 10% en juillet prochain. Mais il est probable que cette augmentation aura immédiatement pour conséquence la hausse des prix des denrées, des loyers, des transports publics et autres prestations de services.
Le gouvernement répond ainsi à la demande pressante du front social, notamment des syndicats qui avaient demandé en décembre 2009, moment de haute tension, une augmentation de 100% des salaires de tous les travailleurs et des pensions de retraites de tous les secteurs confondus. Ce que le gouvernement n’avait pas systématiquement rejeté, mais en appelant tout de même à une concertation entre partenaires.
Malgré les richesses minières de la Guinée, au moins 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Source: http://www.rfi.fr/contenu/20100302-hausse-salaires-fonctionnaires-parallele-prix-carburants
Encore un autre jalon posé dans la route de la misère que suit depuis des décennies les populations guinéennes.
Les trois derniers jours, les stations services de la ville de Conakry ont servi l’essence par intermittence. Les queues allaient s’allongeant au niveau des stations, les files d’attente des taxis étaient interminables.
Ce Dimanche 28 Février 2009, un communiqué est passé sur les ondes de la Radio Télévision Guinéenne : Le prix du litre de carburant (essence, gazoil,..) passe de 5000 FG à 6500 FG.
Déclaration assortie de promesses d’augmentation des primes de transport et de « nourriture » des travailleurs de la fonction publique.
En attendant le prix du transport est augmenté : le tronçon de 800 FG passe à 1100 FG et celui de 500 FG à 800 FG.
Aussi ce Lundi 01 Mars, fête de la monnaie guinéenne, le cinquantenaire du Franc Guinéen laisse indifférent. Les populations se sont levées à l’aube pour se « battre » afin d’avoir un taxi pour aller en ville (centre ville de Kaloum regroupant les bureaux et locaux administratifs) ou à Madina (Plus grand marché de la capitale), leurs destinations obligées. Mais les taxis sont rares et les routes sont encombrées de piétons.
L’abattement est palpable et on commence déjà à spéculer sur la cherté de vie, sur les prix des produits alimentaires de base qui vont augmenter.
La population est alarmée, les ménages commencent à faire des prévisions les parents se demandent comment faire face aux frais de transport des élèves, les travailleurs se demandent quelle charges diminuer pour combler les trous,…
Et certains ne se contentent pas de grogner, un groupe de jeunes bloquent l’autoroute au niveau de Dabondy, manifestant contre le manque d’électricité et l’augmentation du transport. Les forces de l’ordre appelés à la rescousse les dispersent vite et rétablissent la circulation.
S’il est vrai que le prix du carburant en Guinée était très bas par rapport aux pays voisins et au prix du baril au niveau international, le niveau de vie n’en était pas meilleur.
Alors on imagine les répercussions de cette augmentation à un moment où le pays recommence juste à respirer et où les activités vont au ralenti.
La tâche s’annonce dure pour ce gouvernement de transition et il sera difficile aux populations guinéennes de penser aux élections quand elles ont du mal à joindre les deux bouts.
En attendant, on espère qu’il y’aura des mesures d’accompagnement telles que le suivi du prix des denrées alimentaires de première nécessité et l’augmentation des primes de transport des travailleurs que ce soit dans le secteur privé ou public.
Un autre challenge pour les syndicats !!
Alors que les Guinéens commencent juste à se remettre des traumatismes infligés par le gouvernement de Dadis qui prenait des décisions en live, les nouvelles autorités en place montrent déjà des signes de manque de leadership effectif.
Ainsi le Mercredi soir, les affaires religieuses ont fait passer un communiqué «fixant» le Mouloud (Célébration de l’anniversaire du Prophète Mohammed-PSL) dans la nuit du Vendredi 26 Février au Samedi 27 Février en dépit de tous les signes qui tendaient à prouver que ce devait être plutôt la veille. Ce qui a anéanti les espoirs des travailleurs paresseux et élèves non studieux qui espéraient que le Vendredi serait férié. Mais cela n’a étonné personne vu qu’en Guinée les religieux sont plutôt fétichistes, qu’une fête le Vendredi leur fait plus peur que la fin du monde, que l’apparition de la lune se vérifie à la télévision plutôt qu’au Ciel et que toutes les fêtes sont fixées par décret du ministère des affaires religieuses.
Aussi, ce Vendredi Matin, les Guinéens se sont levés aux aurores pour déposer leurs enfants à l’école et se rendre au travail. Il était Sept Heures Passées quand ils se sont rendu compte que les Journées du Vendredi 26 et Samedi 27 Février avaient été déclarés chômées et payées sur toute l’étendue du territoire.
Déclaration radiodiffusée le Jeudi Soir à 23h30 !!
L’indécision et l’incapacité de prise de décision des uns et des autres ne leur avaient pas permis de décider soit de faire bande a part comme d’habitude soit de déclarer les journées du 26 et 27 fériées comme les pays voisins.
Morale de l’histoire : Il faut toujours se réveiller à 23h30 pour écouter les décrets ministériels !!