Billet publié le 24 avril 2009.
Les autorités sanitaires mexicaines s'inquiètent d'une épidémie de grippe porcine, qui a déjà fait 68 victimes (à l'heure de publication) à Mexico City, sans compter 1 000 personnes malades. Ce qui rend cette grippe particulièrement inquiétante est que les victimes sont des personnes jeunes, qui n'appartiennent pas aux couches de la population vulnérables ou à risques. Dans les rues de la capitale mexicaine, les habitants prennent des précautions pour éviter le virus, tandis que d'autres attendent de voir si l'épidémie s'étend.
L'alerte sanitaire a provoqué la fermeture des musées [en espagnol] et d'écoles, de même que l'annulation de manifestations culturelles, et même de nombreux matchs de football durant le week-end.
Defeña Salerosa du blog Esta Maraña de Contradicciones résume les réactions [en espagnol] des Mexicains face à cette épidémie :
Ceux qui pensent que ceci est une manœuvre du gouvernement pour dissimuler quelque chose “comme les chupacabras” - “rideaux de fumée” -, et ce quelque chose, qui sait ce que cela peut être : menace des narco-trafiquants, fraude sur les marchés financiers, etc. Il y a ceux qui pensent que nous sommes en train de vivre une véritable épidémie. Ceux qui pensent que les mesures prises par le secteur de la santé et le cabinet présidentiel sont exagérées et extrêmes. Ceux qui sont vraiment terrifiés et qui ne veulent plus sortir de chez eux, et s'ils le font, avec des masques et des écharpes (oui, par cette chaleur, j'ai vu deux personnes avec des écharpes !) Ceux qui sont sûrs de sentir leurs voies respiratoires s'engorger de mucus. Ceux qui travaillent vraiment dur pour trouver le commentaire/la phrase la plus sarcastique et drôle sur la question.
Depuis Mexico City, Daniel Hernandez du blog Intersections publie des mises à jour régulière sur son blog et a observé la situation dans les rues de la capitale vendredi soir [en anglais] :
Comment se passent les choses en ce moment ? Les gens sont dehors, seulement un piéton sur deux porte un masque chirurgical. Certaines manifestations artistiques ont été annulées ce soir, mais à part ça, la vie continue son cours normal, c'est juste un peu plus surréaliste que d'habitude.
Sur son compte sur le site de photos Flickr, Victoria , une professeure de Mexico City, commente le billet de Hernandez et raconte son arrivée dans son école le vendredi matin[en anglais] :
Quand je suis entrée, j'ai tout de suite remarqué que je ne voyais aucun élève.
Ensuite, ils m'ont dit, oh, c'est à cause de l'épidémie de grippe, et je me suis vaguement souvenu avoir reçu un texto de UNONOTICIAS (n.d.t. : site d'information) à minuit.
Je suis restée là et j'ai écouté mes collègues mexicains, ils disent que c'est la première fois qu'une chose de ce genre arrive, et se demandent quel est le niveau de gravité de la situation pour que ces mesures soient prises. Je suis rentrée à la maison en métro, avec mon masque bleu sur le visage.
Certains blogueurs offrent des informations sur comment se transmet cette grippe, comme Ana Maria Salazar, qui écrit qu'en dépit de son nom, cette grippe ne se contracte pas en mangeant de la viande de porc.
Le gouvernement mexicain a prévu de faire vacciner les professionnels de santé, mais le vaccin n'est pas disponible pour la population. En ce moment même, il recommande à la population de se laver les mains fréquemment et de se couvrir la bouche quand on tousse ou éternue, parmi d'autres précautions.
Article de Eduardo Avila sur Global Voices en français : http://fr.globalvoicesonline.org/2009/04/25/7601/
Il y a un an disparaissait le Nègre fondamental, laissant le pays et son peuple orphelins et livrés à leurs propres choix.
C'est ainsi que la blogueuse martiniquaise Imaniyé a introduit son billet en hommage au regretté Aimé Césaire. Et certes, c'est avec un immense respect que les Martiniquais ont célébré le premier anniversaire de la mort d'Aimé Césaire, qui est décédé le 17 avril 2008.
Les billets parus la semaine dernière sur la blogosphère martiniquaise ont exprimé éloquemment les sentiments qu'éprouvaient - et éprouvent toujours - les gens pour ce grand homme. C'est avec une grande photo et une très brève citation d'une œuvre de Césaire que Bondamanjak lui a rendu hommage le 16 avril ; mais la solennité du billet n'éclipse pas la vigueur de son titre : “AC pléré an nou lité” [Créole], ce qui veut dire “Cessons de pleurer, luttons à présent”. De fait, Aimé Césaire a été l'un des précurseurs des idéaux animant le mouvement populaire qui a eu lieu de février à mars 2009 sur l'île, en tant qu'ardent héraut de la Négritude et de l' “auto-détermination”.
La multiplicité des causes défendues par Aimé Césaire apparaît avec évidence dans le nombre énorme de contributions et de commentaires suscités par l'anniversaire de sa mort - en particulier sur le blog Montray Kréyol: depuis le 16 avril, Montray Kréyol a publié pas moins de quinze billets sur l'homme lui-même, ses réalisations ou les façons concrètes d'honorer Aimé Césaire aujourd'hui. Bien sûr, une des premiers billets sur Montray Kréyol (publié la veille de l'anniversaire officiel) traite de la décision des services postaux français d'honorer Aimé Césaire avec un timbre [anglais]. Cette décision déclenche un commentaire sarcastique de l'auteur :
Le nègre vous emmerde, et maintenant va falloir le lécher…Il n’a pas l’air de plaisanter, M. Césaire, sur ce timbre-poste qui doit sortir le 17 avril en métropole, mais également les 17 et 18 à Fort-de-France, en Martinique. Et pourtant, c’est l’image de lui choisie par La Poste, qui a tout à y gagner, pour rendre hommage à celui qui élabora entre autres le concept de la négritude.
La blogueuse martiniquaise Imaniyé a aussi mis en ligne un message à Aimé Césaire, qu'elle a choisi d'intituler “Bélya Aimé Césaire” [Fr Creole], faisant allusion à une danse et une musique traditionnelles Afro-Antillaises de veillée funèbre, également consacré au timbre.
Sur le blog Négritude, appelé d'après le concept fondé par Aimé Césaire, les lecteurs peuvent prendre connaissance d'un billet republié par Alain Nicolas, où il établit une filiation entre les récents mouvements sociaux dans les Antilles françaises et les idées d'Aimé Césaire :
Un an après, au moment où se sont fait massivement entendre les voix des Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, Réunionnais, aspirant à plus de décence et plus de dignité, le verbe du « Nègre vertical » résonne, étrangement prophétique.
Négritude fait aussi connaître différentes initiatives organisées pour rendre hommage au défunt poète et homme politique :
- soirées littéraires à Paris et au Bénin.
- célébrations officielles en Martinique.
- un institut universitaire rebaptisé à son nom en Haïti.